Une sorte de “coalition des nouveaux opposants” donneur de leçon au CTRI emmené par Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU, Pr. Albert ONDO OSSA, Alain-Claude BILIE-BY-NZE, , Ali Akbar ONANGA Y’OBEGUE, a convié la presse à une conférence de presse qui est au final devenue, une déclaration, qu’ils ont donnée le 8 janvier 2025. Au menu de leur déclaration, il s’agissait de partager leur analyse de l’évolution de la Transition actuelle et de proposer cinq exigences pour rattraper le tire.

Ce sont 5 exigences majeures que ce collectif ponctuel a choisi de présenter au grand public, résultat de ceux qui seraient leurs préoccupations. La première préoccupation émise est le désir de voir les militaires repartir en caserne à l’issue de la transition. Car dans un Etat de droit, les pouvoirs sont séparés. Ce qui est davantage intrigant, c’est que ces individus ont participé activement à l’état critique dans lequel le pays se trouvait avant l’intervention des militaires. C’est à croire qu’ils veulent se débarrasser du seul rempart qui les empêcherait de continuer à asphyxier le Gabon.

Ce regroupement de personnalités politiques appelle également à un retour à la constitution de 1991 modifiée par la loi référendaire de 1995. Il est important de rappeler que le Gabon qui vient de passer à la 5e République y est arrivé avec l’apport de tous les Gabonais via un appel à contribution lancé par le CTRI. Cette nouvelle Constitution a été adoptée par voie référendaire après un dialogue national inclusif. Il semble paradoxal que les acteurs majeurs des dernières modifications constitutionnelles qui ont permis d’effacer petit à petit la Constitution de 1991, appellent aujourd’hui au retour à celle-ci.

Outre ces deux recommandations, ils s’attaquent troisièmement à une refonte immédiate intégrale du cadre électoral. Il est encore là un paradoxe. N’aurait-il plus confiance à l’héritage légué au Gabon par eux? Aussi, il est important de rappeler que demander un remodelage de ce système électoral semble être une évidence dès lors où l’action du CTRI a été posée à cause des incongruités de ce code électoral qui avait été taillé pour la réélection d’Ali Bongo, notamment par Alain Claude Billie By Nzé.

Quatrièmement, ils appellent à la mobilisation générale du peuple gabonais.  » Mobilisons-nous pour le Gabon. Mobilisons-nous pour nos enfants et pour les générations futures. Mobilisons-nous pour que le Gabon reste une République, une res publica, une chose publique appartenant à tous, et non à quelques-uns ».

Et en cinquième exigence, ils demandent au CTRI de communiquer sur « le chronogramme n’est pas un instrument de pouvoir, mais un outil de transparence démocratique » afin que tout le monde soit au même niveau d’information. Les conférenciers ont insisté sur le fait qu’il s’agisse d’un sursaut patriotique qui a conduit à cette déclaration. Le projet d’une coalition véritable n’est pas à l’ordre du jour. C’est une action ponctuelle qui va se multiplier.

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