Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a franchi un cap dans sa politique de souveraineté alimentaire en engageant près de 2,7 milliards de FCFA en faveur de cinq exploitations avicoles. L’annonce a été faite lors d’une tournée de terrain dans plusieurs fermes de la périphérie de Libreville, un geste qui tranche avec des décennies de désintérêt officiel pour la production locale de volaille.

De Malibé 2 aux zones des PK, en passant par la Société meunière et avicole du Gabon, le chef de l’État a multiplié les échanges avec des producteurs longtemps marginalisés par les circuits d’importation. Pour beaucoup d’entre eux, cette visite présidentielle est apparue comme une reconnaissance tardive mais décisive de leur rôle dans la sécurité alimentaire du pays.

Le Gabon importe encore l’essentiel de sa volaille, une dépendance qui pèse lourdement sur sa balance commerciale. En misant sur des acteurs nationaux, le pouvoir entend créer une chaîne de valeur locale capable de concurrencer les produits étrangers tant sur le prix que sur la qualité sanitaire.

Via la BCEG, les financements accordés vont de 200 à 1,5 milliard de FCFA selon les structures, avec un taux préférentiel de 4 % et un différé d’un an. Un dispositif jugé attractif dans un environnement bancaire souvent frileux vis-à-vis de l’agriculture, surtout lorsqu’elle est portée par des PME.

Pour Brice Oligui Nguema, il s’agit d’un pari stratégique : faire de l’aviculture un pilier de l’économie productive. Si ces investissements se traduisent par une hausse rapide de la production, ils pourraient modifier durablement le modèle alimentaire gabonais.

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