L’indignation manifestée sur la toile par un bon nombre de gabonais en général et d’acteurs épris de justice en particulier, notamment les influenceurs après la sortie prématurée de prison des présumés meurtriers de la jeune Michaëla Dorothée Ngoua a conduit le ministre de la Justice, Paul-Marie Gondjout, a tapé récemment du point sur la table face à cette situation scandaleuse.

Il a ainsi instruit le Procureur général près la Cour d’appel de Libreville de rétablir la justice dans l’affaire Michaëla Dorothée Ngoua.

Le ministre de la Justice a exigé la réincarcération des deux présumés meurtriers et la clarification des conditions ayant permis à l’obtention leur mise en liberté provisoire, quatre mois après leur détention pour les actes de viol et d’assassinat, avoué publiquemen face aux medias.

La réaction du ministre de la Justice survient après la diffusion massive des vidéos sur les réseaux sociaux, montrant l’un des jeunes accusés libres dansant sur tiktok, hors du territoire national, provoquant ainsi une grande indignation générale dans la communauté nationale.

Aussi, face à cette situation inacceptable, Paul-Marie Gondjout a sommé le Procureur général de fournir un rapport détaillé sur les circonstances ayant permis cette libération controversée. Le ministre met en cause la décision rendue par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Libreville, qui, contre toute attente, a confirmé l’ordonnance de liberté provisoire émise par le juge d’instruction le 25 avril 2024, en dépit du rejet du Parquet de la République.

Rappelons que ce crime odieux, commis le 8 août 2023 au quartier Sotega à Libreville, avait profondément choqué la nation. Erwan Bradyn Siadous Rapono et Christ-Anderson Nounamo étaient respectivement âgés de 16 et 17 ans au moment des faits.

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