Le Gabon adopte une trajectoire singulière en Afrique. Sous l’impulsion de Brice Oligui Nguema, le pays se maintient en dehors du top 10 des États les plus endettés auprès du FMI, un indicateur scruté par les investisseurs et partenaires internationaux.
Cette position repose en grande partie sur une stratégie de distance vis-à-vis des programmes du FMI. Depuis 2018, aucun accord actif n’encadre la politique économique du pays, contrairement à de nombreuses économies africaines.
Sur le continent, la dépendance au FMI reste forte. Des pays comme le Ghana, l’Éthiopie ou la Zambie s’appuient sur ces financements pour faire face à leurs déséquilibres macroéconomiques.
Libreville privilégie une approche centrée sur la soutenabilité de la dette. L’accent est mis sur la capacité à honorer les engagements sans fragiliser les finances publiques, plutôt que sur le volume global de l’endettement.
Toutefois, cette stratégie pourrait évoluer. Des discussions autour d’un nouveau programme avec le FMI sont évoquées, dans un contexte où les besoins de financement liés au développement restent importants.
