C’est ce qu’on pourrait retenir du communiqué de presse récemment rendu public par Afrobarometer qui est un réseau panafricain et non-partisan de recherche par sondage. Ce mois d’octobre, l’accent a été mis sur le conflit Homme -faune. L’équipe d’Afrobarometer au Gabon, conduite par le Centre d’Etudes et de Recherches en Géosciences Politiques et Prospective (CERGEP), s’est entretenue avec 1.200 adultes gabonais en avril-mai 2024.

Un échantillon de cette taille a produit des résultats nationaux avec des marges d’erreur de +/-3 points de pourcentage à un niveau de confiance de 95%. D’après l’enquête d’Afrobarometer, 72% des Gabonais identifient la destruction des forêts par les activités économiques comme la principale cause des conflits entre les hommes et les éléphants. Une large majorité de répondants (84%) disent être au courant de ce problème récurrent dans le pays.

Face aux destructions des plantations par les éléphants, 83% des Gabonais pensent qu’il est justifié que les populations abattent ces animaux. Par ailleurs, 68% souhaitent que le gouvernement organise des battues administratives pour réduire leur nombre dans les forêts.

Au moment où les populations subissent de plus en plus les conséquences de la présence
des pachydermes, les données d’Afrobarometer offrent un éclairage pertinent sur les points de vue des citoyens qui pourraient pour les politiques une aide à la décision.

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