Dans une ambiance solennelle, mais pleine de maîtrise, Brice Oligui Nguema a su glisser hier soir une phrase qui a marqué les esprits : « Même Messi ne peut pas jouer à tous les postes. » Une métaphore aussi simple que puissante, qui en dit long sur l’évolution du personnage politique. En un trait d’humour bien placé, il a su mêler l’humain, le pragmatisme et une certaine humilité dans l’exercice du pouvoir.
Car au-delà du clin d’œil au génie argentin du football, cette phrase traduit une vérité fondamentale : nul ne peut tout faire, tout seul. Elle arrive à point nommé dans le débat sur la séparation entre la gestion de l’eau et de l’électricité — un chantier complexe, à la fois technique et stratégique. En affirmant cela, Oligui Nguema ne se défausse pas : il reconnaît simplement qu’il est temps de déléguer, de structurer, de réformer intelligemment.
Ce type d’humour, loin d’être anecdotique, est révélateur d’une nouvelle posture politique : celle d’un homme désormais à l’aise dans sa fonction, capable de désamorcer les tensions sans perdre le sérieux du propos. Il parle vrai, il parle juste. Il sait que l’autorité n’est pas dans l’arrogance, mais dans la capacité à dire les choses avec clarté, simplicité et vérité.
Cette phrase résume bien l’état d’esprit de ce candidat-président : il ne prétend pas être un surhomme. Il construit une équipe. Il veut déléguer à ceux qui ont les compétences. Et surtout, il veut rompre avec l’idée d’un pouvoir omniscient qui contrôle tout et n’assume rien.
Ce soir, dans un moment aussi bref que mémorable, Brice Oligui Nguema a montré qu’il savait aussi séduire par l’intelligence du mot et l’élégance de la pensée. Et c’est souvent dans ce genre d’instant qu’un leadership s’affirme. Définitivement.
