Le président gabonais, Brice Oligui Nguema, a accueilli ce jeudi à Libreville deux de ses homologues africains : Umaro Sissoco Embaló (Guinée-Bissau) et Faustin-Archange Touadéra (République centrafricaine). Une rencontre placée sous le signe du dialogue, de la sécurité et de l’unité du continent.
Selon le chef de l’État gabonais, ces échanges « traduisent notre volonté commune de bâtir une Afrique unie, apaisée et forte de ses propres solidarités ». Les trois dirigeants ont évoqué les grands enjeux régionaux, notamment la lutte contre l’insécurité, la coopération économique et l’intégration politique en Afrique centrale et de l’Ouest.
Libreville, nouveau carrefour diplomatique
Depuis son arrivée au pouvoir, Brice Oligui Nguema veut faire du Gabon un pôle de stabilité et de médiation en Afrique. Il a rappelé que son pays « assumera toujours son rôle de carrefour diplomatique et de terre de médiation, fidèle à son histoire et à ses valeurs ».
Cette rencontre tripartite illustre une tendance de fond : la volonté croissante de résoudre les crises africaines entre Africains, sans dépendre des puissances extérieures. Le président gabonais a insisté sur la nécessité d’une coopération Sud-Sud renforcée et d’un partage d’expériences entre nations pour consolider la stabilité du continent.
Une Afrique qui veut peser par elle-même
Pour Brice Oligui Nguema, « une Afrique souveraine et respectée naît d’une Afrique solidaire ». Un message clair, alors que plusieurs États africains cherchent à redéfinir leurs alliances et à affirmer leur indépendance diplomatique.
