Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu, à la présidence de la République, une délégation du groupe CIMAF conduite par son fondateur Anas Sefrioui. Une rencontre qui illustre la recomposition en cours du modèle économique gabonais depuis le changement de régime.
Le groupe CIMAF a présenté l’état de ses investissements, notamment le projet d’usine de Franceville, destiné à accroître les capacités nationales de production de ciment. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large d’accompagnement des politiques publiques en matière d’infrastructures.
Cependant, l’échange a surtout été marqué par la fermeté du chef de l’État. Brice Oligui Nguema a rappelé que les accords passés, souvent jugés déséquilibrés, ne correspondent plus aux orientations actuelles du pays.
Désormais, l’État gabonais exige une participation minimale de 10 % dans les entreprises opérant sur son sol. Pour CIMAF, cette évolution marque un changement significatif, l’État n’étant jusqu’ici qu’un actionnaire très minoritaire.
Au-delà de la gouvernance économique, le président a insisté sur l’industrialisation et l’emploi local. L’achèvement de l’usine de Franceville en 2026 est présenté comme un test grandeur nature de cette nouvelle exigence étatique.
