Depuis la transition politique de 2023, l’éducation est redevenue un terrain stratégique pour le pouvoir gabonais. Sous l’autorité de Brice Oligui Nguema, une série d’investissements ciblés cherche à corriger les failles les plus criantes d’un système éducatif fragilisé par des années de négligence et de crises sociales.

La mise à niveau des infrastructures constitue le cœur de cette politique. Avec près de 200 salles de classe construites ou rénovées, l’État tente de désengorger des établissements saturés et de restaurer des espaces d’apprentissage souvent indignes. Dans certaines provinces, ces nouvelles salles représentent la première amélioration tangible depuis plus d’une décennie.

Le retour des bourses scolaires dans le secondaire s’inscrit dans la même logique de réparation sociale. Cette décision a permis à de nombreux élèves de rester dans le circuit éducatif, alors que l’exclusion silencieuse par la pauvreté menaçait de priver le pays d’une génération entière de diplômés.

Au niveau universitaire, la réhabilitation de l’Université Omar Bongo, de l’USTM et du Centre Universitaire des Sciences de la Santé vise à stopper l’érosion d’un enseignement supérieur déjà fragilisé par la fuite des cerveaux et le manque de moyens. Ces travaux, bien que partiels, améliorent l’attractivité et la fonctionnalité de pôles de formation stratégiques.

Reste à savoir si cette politique de chantiers suffira à apaiser un secteur en tension. Pour Brice Oligui Nguema, l’éducation est devenue un test de crédibilité : celui de la capacité de l’État à traduire la transition politique en progrès concrets pour la jeunesse.

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