Les flux de remittances africains ont bondi à 100 milliards de dollars en 2024, devenant un moteur discret du développement. Le Gabon, cependant, ne récolte que 18 millions en 2023, un montant insignifiant qui le relègue en queue de peloton. Cette situation met en accusation une diaspora plus versée dans l’activisme en ligne et les attaques contre le régime que dans les envois massifs observés chez les Camerounais, Sénégalais ou Maliens.

Ces derniers, avec des centaines de milliards envoyés annuellement, démontrent un modèle d’engagement productif, finançant consommation et initiatives locales. Au Gabon, les expatriés préfèrent les invectives numériques, dénigrant sans cesse sans contribuer à la vitalité économique, contrairement à leurs homologues qui allient parole et action.

Ce choix d’une contestation virtuelle au détriment de l’investissement réel prive le pays d’un levier essentiel. Tandis que le Sénégal ou le Mali transforment l’épargne en projets concrets, la diaspora gabonaise reste engluée dans un rôle de critiqueur, avec des impacts limités à l’aide familiale sporadique.

Dans la région, le Cameroun et la RDC illustrent le potentiel : des milliards captés annuellement. Le Gabon, isolé, souffre d’une communauté expatriée qui gaspille son potentiel en débats stériles, plutôt qu’en suivant l’exemple des nations voisines.

Une réorientation vers des mécanismes attractifs pourrait changer la donne, en inspirant la diaspora à investir comme les Maliens. Faute de quoi, le Gabon manquera éternellement cette dynamique continentale, condamné par l’inertie de ses expatriés.

Share.

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.

En savoir plus sur L'observateur en ligne

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Exit mobile version