Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et ex-membre du Parti démocratique gabonais (PDG), s’est engagé publiquement à défendre les familles déguerpies du quartier Plaine-Orety à Libreville, derrière l’Assemblée nationale, et derrière l’ambassade de Chine. Ce soutien qui semble noble cache bien des motivations politique inavoués dont on sait tous que la priorité est de se refaire une image auprès des populations. Dans un récent communiqué il a révélé la liste des avocats retenus pour défendre la cause des déguerpis. Doit-on croire que dans l’affaire des déguerpis de Plaine-Orety et derrière l’Assemblée nationale, l’homme politique est un pur émissaire d’Ali Bongo ?
Maître Jean Paul Moubembe, Maître Célestin Mba Ondo, et Maître Gisèle Eyue Bekale sont les trois (3) avocats sollicités par Billie-By-Nze pour la cause des déguerpis un choix assez curieux quand on sait que le dernier cité est une avocate attitrée de la famille d’Ali Bongo depuis des années. Simple fait de hasard ou manœuvre politicienne, au regard notamment de l’abondance des avocats aguerris dans notre pays.
Lors d’une conférence de presse tenue récemment, Bilie-By-Nze a critiqué l’opération de déguerpissement infligée aux populations, soulignant l’absence de procédures légales et humaines dans la gestion de ces expulsions. Il a rappelé que sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba, des projets d’aménagement avaient toujours respecté les droits des populations impactées, avec identification, indemnisation et relogement avant toute démolition, ce qui n’a pas été le cas à Plaine-Orety.
Face à cette situation, Alain-Claude Bilie-By-Nze a décidé de faire appel aux avocats de la famille Bongo Ondimba pour défendre les droits des déguerpis, annonçant l’engagement de ces trois avocats pour accompagner juridiquement ces familles dans leurs démarches. Ce geste marque une volonté de riposte politique et médiatique de celui qui n’a pas la sympathie de l’opinion publique, mais qui s’entête à en devenir un défenseur.
Avec beaucoup de Lucidité, si seulement c’est son argent qui payait les honoraires de ces avocats, il gagnerait à annuler leurs prestations, car la dynamique de proximité pragmatique adoptée par le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema montre à suffisance que la situation est désormais sous contrôle et que l’État fera ce qu’il faut pour les déguerpis et surtout pour ceux qui sont à l’origine de cette déconvenue.
