Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de durcir le ton. En recevant, le 23 octobre à Libreville, les principaux responsables de la magistrature nationale, le chef de l’État a lancé un avertissement clair : la corruption et l’impunité n’ont plus leur place dans la Vᵉ République.

Un signal fort envoyé à l’appareil d’État

Cette rencontre, organisée au Palais du Bord de Mer, a réuni autour du Président le Procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Eddy Minang, ainsi que le Premier président de la Cour des comptes, Alex Euv Moutsiangou, accompagnés des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense nationale.
Le dispositif témoigne de la volonté du chef de l’État de placer la justice au cœur du redressement national.

Brice Oligui Nguema, également Président du Conseil supérieur de la magistrature, a instruit l’ouverture d’audits et d’enquêtes dans toutes les régies financières du pays, avec pour objectif d’identifier les dysfonctionnements et d’y mettre fin sans délai.

« La tolérance zéro est désormais la règle », a-t-il martelé, appelant à une administration fondée sur la probité, la transparence et la responsabilité.

La justice, pilier de la Vᵉ République

Cette déclaration intervient quelques semaines après la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, où le Président avait déjà exhorté les magistrats à restaurer la confiance du peuple envers la justice.
Enchaînant les messages de fermeté, Oligui Nguema s’emploie à refonder les institutions sur des bases éthiques, considérant que la justice est le socle du redressement politique et économique du pays.

Depuis sa prise de pouvoir le 30 août 2023, l’ancien chef de la Garde républicaine multiplie les initiatives pour assainir la gouvernance et réhabiliter l’image de l’État.
En instaurant une politique de « tolérance zéro », il confirme son souci d’efficacité et de discipline, dans un contexte où les Gabonais exigent des résultats tangibles après des décennies de dérives.

Entre fermeté et exigence morale

Cette posture, qui conjugue autorité et quête de légitimité, s’inscrit dans une stratégie plus large de restauration de l’État.
Pour Brice Oligui Nguema, la moralisation de la vie publique est une condition préalable à la relance du pays.
Une ligne qui pourrait bien devenir la marque de fabrique de son magistère : celle d’un président déterminé à transformer la rigueur militaire en gouvernance républicaine.

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