À partir de janvier 2026, les Gabonais devraient constater une baisse des prix des produits de première nécessité. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema mise sur la création de la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) pour faire reculer la vie chère et redonner du pouvoir d’achat aux ménages.
Un dispositif pour stabiliser les prix
Face à l’inflation qui pèse sur les foyers, le gouvernement gabonais veut agir sur les circuits d’approvisionnement. La Centrale d’Achat du Gabon, placée sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances, aura pour mission d’acheter, de stocker et de distribuer les produits de première nécessité sur tout le territoire national.
En supprimant certains intermédiaires et en regroupant les commandes, la CEAG espère obtenir de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs internationaux.
Selon les autorités, cette stratégie permettra de réduire les prix de 10 à 25 % sur plusieurs produits de base, dont le riz, le sucre, l’huile, la farine, le lait et certains matériaux de construction.
« L’objectif est simple : faire baisser les prix durablement, pour que chaque Gabonais sente la différence dans son panier », a déclaré un responsable du ministère de l’Économie.
Une réforme économique à visée sociale
Pour le président Brice Oligui Nguema, cette mesure s’inscrit dans une volonté plus large : rendre du pouvoir d’achat aux Gabonais et lutter contre les pratiques spéculatives sur les marchés.
Les ménages devraient bénéficier de prix plus stables, tandis que les commerçants profiteront d’un approvisionnement régulier.
Le chef de l’État entend ainsi faire de la CEAG un instrument de régulation au service du consommateur, dans un pays où la hausse du coût de la vie reste un sujet de préoccupation majeur.
Un partenariat entre l’État et le secteur privé
La Centrale d’Achat du Gabon est une société d’économie mixte détenue à 37 % par l’État et à 63 % par des opérateurs privés gabonais.
Ce modèle de gouvernance hybride doit, selon le gouvernement, permettre de combiner transparence publique et efficacité du secteur privé.
« C’est une mesure de justice sociale et d’équilibre économique », souligne un membre du gouvernement, qui estime que cette politique contribuera à réduire les inégalités régionales.
Premiers effets attendus début 2026
Les premières cargaisons importées via la CEAG devraient arriver avant la fin de l’année 2025. Si le calendrier est respecté, la baisse des prix sera effective dès janvier 2026 dans les marchés et les commerces du pays.
Pour les autorités, cette réforme marque une étape clé dans la politique économique menée depuis la transition : celle d’un État qui veut agir concrètement sur le quotidien des citoyens.
Un signal fort du pouvoir de transition
Avec la mise en place de la Centrale d’Achat, Brice Oligui Nguema envoie un message clair : la lutte contre la vie chère est désormais une priorité nationale. Cette mesure, à la fois économique et sociale, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à stabiliser l’économie, renforcer la confiance entre l’État et la population, et préparer une reprise durable.

