Comparution tendue ce jour pour Pascal Ogowe Siffon, ex-tête du Tourisme au Gabon, qui pourrait finir sous les verrous. Les reproches incluent des engagements non tenus et des liens financiers douteux, dévoilant les faiblesses d’une administration gangrenée. Ce procès teste la détermination du pays à assainir ses pratiques.
L’ambitieux programme de six éco-lodges pour un tourisme vert n’a abouti à rien, laissant perplexes malgré les promesses officielles. Des intervenants touristiques, préférant l’anonymat, attestent de cet abandon total, incitant les juges à explorer les circuits des fonds pour y voir clair.
Les preuves indiquent une domination clanique : Karel Worabaye (belle-sœur), Clawdys Ambourouwe (nièce) et Claude Louembe (frère) pilotaient les opérations à la banque. Des complices tels que Christian Johnson, Charles Joseph Igoho, Gaston Essia et Tapoyo complètent le tableau, suggérant un népotisme qui mine l’équité.
L’absence présumée de 2,6 milliards de francs CFA pour l’hôtel de Moanda renforce les doutes sur un total de 10 milliards manipulé par ce noyau familial. Des spécialistes alertent sur cette pratique, qui, même sans infraction prouvée, altère la perception de l’intérêt général.
Lien avec le scandale Cap-Caravane de janvier 2025, impliquant une attribution irrégulière à une entreprise liée à Pascal Ogowe Sifon. Cette audience pourrait impulser un renouveau, favorisant la clarté et revigorant un secteur touristique gabonais affaibli par ces ombres.
