Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a posé les jalons d’une politique publique centrée sur l’humain, dans un pays où la protection de l’environnement cohabite avec de profondes attentes sociales. Cette orientation intervient alors que plusieurs mécanismes de financement du secteur environnemental connaissent des fragilités.
Le chef de l’État a exprimé sa solidarité envers les écogardes, dont l’engagement est mis à rude épreuve par des mois d’arriérés de salaires. En demandant au gouvernement d’examiner leur intégration à la fonction publique, il entend stabiliser un corps essentiel à la stratégie environnementale nationale.
La question des conflits homme-faune, devenue structurelle dans certaines régions rurales, a également été abordée. Le président a appelé à un renforcement des infrastructures de protection et à une révision des politiques de régulation, tout en engageant une réflexion juridique sur les situations où des vies humaines sont directement menacées.
Enfin, la possible commercialisation encadrée de la viande de buffle marque une volonté d’aborder sans tabou des pratiques existantes. Pour Brice Oligui Nguema, cette réflexion doit impérativement s’inscrire dans un cadre légal strict, garantissant la durabilité des écosystèmes.
