À Kigali, Brice Clotaire Oligui Nguema a tenté de convaincre que le Gabon entre dans une nouvelle phase économique. À l’occasion de l’Africa CEO Forum 2026, le président gabonais a présenté les grandes lignes de sa stratégie de transformation devant plusieurs centaines de dirigeants d’entreprises et investisseurs réunis autour de la session « Invest in Gabon ».
Le chef de l’État a longuement insisté sur les réformes engagées depuis son arrivée au pouvoir pour améliorer le climat des affaires. Parmi les mesures phares figurent la révision des codes régissant les secteurs minier, forestier et pétrolier, la refonte des mécanismes fiscaux et douaniers ainsi que la digitalisation des procédures administratives. Libreville affirme désormais être capable de permettre la création d’une entreprise en ligne en moins de deux jours.
Au cœur de cette stratégie figure la volonté de transformer localement les ressources naturelles. Le président gabonais estime que le pays doit progressivement rompre avec un modèle centré sur l’exportation brute des matières premières. Le Programme National de Croissance et de Développement 2026-2030 doit ainsi servir de cadre à une diversification plus poussée de l’économie nationale.
Pour attirer les investisseurs, le Gabon cible plusieurs secteurs jugés prioritaires : les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, le logement social, mais aussi l’eau, l’assainissement et les infrastructures sanitaires et éducatives. Les autorités espèrent notamment renforcer les partenariats public-privé afin d’accélérer la réalisation des projets structurants annoncés.
Le dossier de Belinga symbolise cette ambition. Le gouvernement gabonais prévoit d’y développer un vaste complexe intégré autour de l’exploitation du fer, comprenant une ligne ferroviaire d’environ 450 kilomètres, un port en eau profonde ainsi que des barrages hydroélectriques destinés à soutenir la transformation industrielle du minerai. Un chantier colossal que Libreville présente comme l’un des piliers de sa future puissance économique.
