Au-delà d’une simple visite de terrain, Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi d’adresser un signal politique fort à l’ensemble de l’administration gabonaise. En consacrant près de trois heures à un échange avec les agents de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), le président de la République a voulu démontrer que le redressement des entreprises publiques passe d’abord par un dialogue direct avec ceux qui en assurent le fonctionnement quotidien. Organisée au Centre de formation Jean Violas à la demande des employés, cette rencontre s’inscrit dans la stratégie de transformation de l’État engagée depuis son accession à la magistrature suprême.
Les discussions ont permis aux agents de dresser un état des lieux sans complaisance. Ils ont évoqué les insuffisances accumulées au fil des années, les difficultés opérationnelles, les limites du modèle de gouvernance ainsi que les obstacles qui empêchent l’entreprise de répondre efficacement aux attentes des usagers. Les participants ont insisté sur la nécessité d’un changement profond des méthodes de gestion, estimant que le redressement de la SEEG ne pourra être durable sans une responsabilisation de tous les niveaux hiérarchiques.

Prenant acte de ces constats, Brice Oligui Nguema a rappelé que les réformes engagées ne sauraient produire des résultats sans une gouvernance exemplaire. Il a appelé les responsables de l’entreprise à faire preuve de rigueur, de transparence et de sens du devoir, affirmant que chaque décision doit désormais être guidée par l’intérêt général. Pour le chef de l’État, la restauration de la confiance entre les citoyens et les services publics constitue l’un des principaux défis de son mandat.
Le président gabonais a également replacé la modernisation de la SEEG dans une perspective plus large de développement national. L’accès à l’électricité et à l’eau potable, a-t-il souligné, conditionne aussi bien la compétitivité économique que le fonctionnement des établissements de santé, des écoles et des administrations. L’amélioration de ces services apparaît ainsi comme un levier essentiel pour soutenir la croissance et renforcer l’attractivité du Gabon auprès des investisseurs.

En conclusion, les agents ont réaffirmé leur volonté de participer activement à cette dynamique de transformation. La visite présidentielle des ateliers du Centre Jean Violas est venue illustrer l’importance accordée au développement des compétences techniques et à la professionnalisation des métiers de l’eau et de l’énergie, considérés comme des piliers de la modernisation durable des infrastructures nationales.

