Ici, on l’appelle moins « Monsieur le Président » que l’enfant de Ngouoni. Dans cette localité du Haut-Ogooué qui l’a vu naître et grandir, Brice Oligui Nguema passe une nouvelle fois quelques jours auprès des siens. Depuis son arrivée à la tête du Gabon, ce retour estival est devenu une habitude : quitter l’effervescence de Libreville pour retrouver sa famille, ses amis d’enfance et les paysages de ses premières années.
À Ngouoni, la présidence semble changer de rythme. Le protocole demeure, mais se fait presque invisible dans les échanges avec la population. Les habitants discutent avec le chef de l’État, l’approchent et partagent avec lui des moments simples. Au milieu des visages familiers, Brice Oligui Nguema donne l’image d’un homme qui retrouve les siens sans apparat ni mise à distance excessive.
Les journées sont rythmées par des tournois de football, des activités sportives, des animations culturelles et un grand concert. Ces dernières heures, le président s’est particulièrement illustré en dansant sur du Ntcham et en reprenant, sans hésiter, des chansons ayant marqué sa jeunesse. Sourires, chants et mouvements de foule ont dévoilé un homme détendu, visiblement heureux de retrouver l’atmosphère de sa terre natale.
Brice Oligui Nguema profite enfin de ce séjour pour écouter les anciens, les femmes et les jeunes. Ces rencontres permettent d’aborder les préoccupations locales dans un cadre plus direct que celui des audiences officielles. Pour le président gabonais, Ngouoni représente ainsi davantage qu’une destination de vacances : c’est un refuge familial, un espace d’écoute et le symbole vivant d’un parcours qui, malgré les sommets atteints, reste attaché à son point de départ.

