Former ceux qui commanderont demain : telle était encore la responsabilité du général Guy Pamphile Mouissi au moment de sa disparition. Mort à 60 ans alors qu’il dirigeait l’École d’État-Major de Libreville, cet officier gabonais a reçu les honneurs de Brice Clotaire Oligui Nguema le vendredi 9 octobre 2026. Au Camp Capitaine Charles Ntchoréré, le président de la République s’est recueilli devant sa dépouille avant de saluer son engagement au service du pays.
Le chef de l’État a élevé le défunt, à titre posthume, au rang de Commandeur dans l’Ordre national de la Libération. Cette reconnaissance officielle distingue une carrière dont le communiqué souligne la fidélité à la Patrie et le sens du devoir. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, qui intervenait également comme Grand Maître des Ordres nationaux, la cérémonie associait les prérogatives présidentielles aux honneurs rendus à un officier général.

Le parcours de Mouissi s’était déployé dans le cadre national comme à l’international. Le texte officiel retient son professionnalisme et sa rigueur, mais accorde aussi une place à son rôle auprès des jeunes générations militaires. Son commandement à l’École d’État-Major faisait de cette transmission une responsabilité concrète : contribuer à préparer des cadres capables de porter les exigences de l’institution.
La présence du vice-président de la République, de membres du gouvernement et de hauts responsables des Forces de défense et de sécurité a marqué la portée de cet hommage. La disparition touche un officier toujours en activité, engagé dans une fonction qui participe à la préparation de la relève. Elle rappelle le rôle des structures de formation dans la continuité des responsabilités militaires.

Brice Clotaire Oligui Nguema a enfin exprimé sa compassion à la famille éplorée. Ce soutien a donné une dimension personnelle à une cérémonie dominée par les honneurs de la République. La mémoire du général Mouissi a été saluée à travers ses services, sa loyauté et le travail de transmission auquel il consacrait encore ses dernières années d’activité.

