Voilà bien un mélange de genre inattendu et insoupçonné dans le contexte actuel. Adversaires politiques, il y a juste un an, Albert Ondo Ossa, Alain-Claude Bilie-By-Nze, Pierre-Claver Manganga Moussavou, et Ali Akbar Onanga Y’Obegue, quatre (4) anciens ministres de la République qui ont eu du mal à s’accorder lors du référendum constitutionnel, ont décidé d’animer ce 8 janvier 2025 à Libreville, une conférence de presse conjointe afin de discuter  » Sur l’avenir démocratique du Gabon ». Une bande de manipulateurs politiques qui n’ont visiblement plus honte de passer pour des girouettes aux yeux du monde, au nom de leurs intérêts personnels.

C’est décidément la nouvelle classe de l’opposition gabonaise qui est en train de se former, entre l’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, leader de la plateforme Ensemble pour le Gabon (EPG), l’ex-Vice-président de la République, Pierre-Claver Manganga Moussavou, par ailleurs président du Parti social-démocrate (PSD), l’ancien candidat à la présidentielle, Albert Ondo Ossa et l’ancien ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue. Ces anciens dignitaires, adversaires politiques hier, ont décidé d’enterrer la hache de guerre et de faire front commun désormais, certainement dirent-ils, « pour sauver le pays ». Sauf si dans une surprise inattendue apporter leur soutien aux dirigeants de la Transition.

Si dans la forme ils ont le droit de se poser la question, dans le fond que ce soit ces hommes qui se posent longtemps peut sembler paradoxal. En effet, avec Alain Claude Billie By Nzé qui n’a fait cesser de torpiller les acquis démocratiques entre 2022 et 2023 pour maintenir Ali Bongo Ondimba au pouvoir, il semble presque drôle d’entendre son analyse sur l’avenir de la politique au Gabon.

Pierre Claver Maganga Moussavou, éternel candidat à la présidence après avoir été ministre sous Omar Bongo, les gabonais se souviennent de lui comme étant le vice-président qui affirmait à l’opinion publique le bon état de santé d’Ali Bongo Ondimba avant de revenir sur ses dires quelques années plus tard. En ce temps, le souci du « pouvoir par le peuple et pour le peuple » échappait certainement à ce monsieur.

Il est clair que ces derniers doivent désormais s’habituer au rôle d’opposants de circonstance. Fort heureusement pour eux, ils peuvent compter sur l’expérience de Pierre Claver Maganga Moussavou pour leur enseigner les rouages du métier.

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